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La SCI (société civile immobilière) et la LMNP (location meublée non-professionnelle) sont deux régimes qui ont leurs propres avantages. Choisir entre l’un ou l’autre pose souvent difficulté et implique d’en connaître les contours. La SCI est avant tout une forme juridique d’entreprise qui permet d’investir à plusieurs dans des biens immobiliers afin de les mettre en location. De son côté le régime fiscal du LMNP permet de louer un logement en meublé pour profiter de revenus locatifs.
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Estimer un bienPour choisir le meilleur régime adapté à votre profil entre le statut LMNP ou la SCI, vous devez tenir compte de plusieurs éléments, notamment de vos objectifs en termes d’investissement. Nous vous éclairons pour vous aider à choisir entre le LMNP et la SCI.
Pour bien faire son choix en connaissance de cause il est important de connaître le cadre juridique de la SCI et de la LMNP.
La SCI est une société civile à part entière. Cette structure juridique se compose d’au moins deux personnes, dont l’objectif est la location d’un ou de plusieurs biens immobiliers. Désigné par les associés, le gérant s’occupe de la gestion courante de la société. Comme toute société, la SCI rédige ses statuts et définit les modalités du fonctionnement de l’entreprise. Ceux qui constituent une SCI doivent l’immatriculer auprès du RCS (registre des commerce et des sociétés) près le greffe du tribunal de commerce.
De son côté, le statut de LMNP est avant tout fiscal puisqu’il permet de savoir comment défiscaliser pour réduire son impôt. Le propriétaire d’un bien immobilier non professionnel le loue en meublé à un tiers et en retire des revenus locatifs. Le bailleur déclare le statut LMNP dans un délai maximum de 30 jours à compter de la signature du contrat de bail. Il obtient un numéro SIRET lorsqu’il s’immatricule au centre des impôts. Ce n’est qu’à partir de ce moment charnière qu’il peut démarrer son activité de loueur en meublé non professionnel.
A première vue on peut facilement considérer que les statuts de LMNP et de SCI sont soumis à des règles différentes et ont tous les deux des différences notables quant à leurs effets.
En SCI, les bénéfices que vous percevez sont imposés fiscalement au titre de l’impôt sur le revenu, une fois que vous avez déduit les frais occasionnés par la mise en location. Chaque associé fait sa propre déclaration de revenu. A ce titre il indique les montants perçus selon les parts qu’il détient dans la SCI. Les bénéfices perçus sont traités comme des revenus fonciers et soumis au barème de l’impôt sur le revenu puis aux prélèvements sociaux (à hauteur de 17,2 %).
Toutefois vous pouvez opter pour une fiscalité au titre de l’impôt sur les sociétés. Cela vous permet d’amortir davantage le bien immobilier au titre des charges. En cas de vente du bien, vous devrez néanmoins payer des impôts sur les amortissements.
En réalité, les raisons qui peuvent vous pousser à choisir la SCI plutôt que le régime LMNP sont plurielles :
Toutefois, bien que ce régime soit plutôt facilité dans sa prise en main, il est fortement conseillé de tenir une comptabilité rigoureuse chaque année. Cela vous aidera à y voir plus clair sur les charges et les revenus locatifs de votre SCI.
Fiscalement, la location meublée non professionnelle est une activité commerciale qui génère des revenus locatifs. Les loyers ne sont pas perçus comme des revenus fonciers mais comme des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).
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Estimer un bienEn matière fiscale, vous pouvez choisir entre le régime micro-BIC et le régime réel. Dispositif de défiscalisation immobilière, la LMNP offre un processus d’amortissement du bien via la réduction de vos impôts. Si vous optez pour l’imposition au réel, vous pouvez déduire vos charges, ce qui peut parfois vous permettre de créer un déficit foncier et ainsi de ne pas être imposable pendant plusieurs années. En outre, la détention de votre bien après 30 ans vous permet de ne pas avoir à payer d’impôts en cas de cession (avantage des plus values des particuliers).
En contrepartie de cela, vous devez tenir une compatibilité annuelle et vous fournissez un compte de résultat. Vos biens immobiliers loués intègrent également l’assiette de l’ISF (impôt sur la fortune) immobilière. En outre, vous devez justifier de moins de 23 000 € de revenus locatifs chaque année et des revenus de votre foyer fiscal supérieurs aux revenus locatifs perçus.
Vous l’aurez compris, il est impossible de considérer qu’un régime est mieux qu’un autre puisque tout dépend de votre projet en matière d’investissement et de votre profil. En règle générale, les particuliers désireux de compléter leurs revenus issus du travail par des revenus locatifs se tournent vers le LMNP. Cela leur permet de générer de l’argent supplémentaire sans avoir à supporter les contraintes des loueurs professionnels ni créer de société en elle-même.
De son côté, la SCI est généralement choisie par des personnes qui souhaitent se réunir à plusieurs pour gérer des biens immobiliers et en retirer des revenus locatifs. Cette société est également privilégiée dans une optique de transmission de patrimoine anticipée dans une même famille.
L’atout de la SCI est que la location de biens immobiliers n’est soumise à aucune limite de bénéfices, contrairement au LMNP qui impose de ne pas dépasser le seuil de 23 000 € de recettes locatives chaque année.
M.G
Bien que la SCI et la LMNP paraissent de prime abord incompatibles, il est possible pour une SCI d’exercer une LMNP à condition de percevoir des ressources inférieures à 23 000 € chaque année. Ces dernières doivent également constituer la source accessoire des revenus de la SCI. Si ces deux éléments ne sont pas remplis cumulativement, le régime de la location meublée professionnelle (LMP) prend le relai, ce qui implique des conséquences importantes fiscalement.
En complément de son activité première, la SCI peut facilement réaliser une LMNP. Cependant, elle peut perdre le bénéfice de l’imposition à l’IR lorsque les revenus locatifs de la LMNP représentent plus de 10 % de son chiffre annuel. Si la SCI perd le bénéfice de l’IR, ses résultats sont alors imposés à l’impôt sur les sociétés auquel sont soumises les sociétés commerciales, avec un taux fixe d’imposition de 25 % (taux réduit de 15 % sur une tranche de revenus inférieure à 38 120 €).
Notons que lorsque la société civile immobilière passe du régime d’imposition de l’IR à l’IS ce choix est définitif.
| LMNP | SCI | |
|---|---|---|
| Type de location | Meublée | Meublée ou nue |
| Limite annuel des revenus locatifs | 23 000 €. Au-delà, le régime de la LMP s’applique. | Aucune limite |
| Possibilité de déduire les charges | Oui | Oui |
| Régime fiscal d’imposition | Simplifié ou réel | Simplifié ou réel |
| Taux d’imposition | BIC : imposition au barème d’imposition + Prélèvements sociaux à hauteur de 17,2 % | A l’IR : barème progressif, à l’IS : 25 % ou 15 % pour le bénéfice inférieur à une tranche de 38 120 €. Imposition de 30 % sur le montant des dividendes |
| Défiscalisation immobilière possible | Oui | Oui |
| Régime des plus values | Particuliers | Professionnels |
| Avantage pour la transmission du patrimoine | Ce n’est pas l’objectif premier du régime | Oui, notamment pour optimiser la transmission de parts dans une SCI familiale |
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