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Assez méconnue en France, la vente à réméré est une vente avec faculté de rachat qui permet de structurer certaines dettes dues par des particuliers, généralement interdits bancaires et fichés à la Banque de France.
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D’un point de vue comptable, la vente en réméré obéit à plusieurs mécanismes spécifiques. Puisque l’acheteur n’a pas l’intention de garder les titres mais de les détenir pendant une certaine période en garantie, cette transaction est une opération hors bilan. Du côté du cédant, les titres vendus sont inscrits au compte “9048_Divers Engagements Obtenus” en constatant également l’entrée de l’argent dans le compte de trésorerie.
Une fois que le contrat de vente à réméré est établi et signé par les différentes parties, le processus suit son cours avec un droit de rachat de l’objet de la vente pendant une certaine période.
En effet, le vendeur conserve le droit de racheter l’objet de la vente en remboursant le prix et les frais d’achat à l’acquéreur. Cela a pour conséquence de neutraliser pendant un temps le réméré sur le compte de résultat, ce qui s’explique par le fait que l’opération est un prêt gagé et non pas une vraie vente. Une fois que les fonds sont remboursés, l’acheteur restitue les titres au vendeur qui était endetté. Concrètement, l’opération est hors bilan et doit être enregistrée dans les comptes de la classe 9.
Celui qui cède les titres vendus à réméré doit tenir une comptabilité précise afin de se prémunir contre toute difficulté, notamment d’origine fiscale. A la date de la vente, le titre sort de l’actif. Le cédant inscrit chaque cession dans le compte de résultat.
Concrètement, au moment où il cède ses actifs avec une clause de réserve de propriété, il débite le compte “9048_Divers Engagements Obtenus” et inscrit l’entrée d’argent dans la trésorerie. Il n’oublie également pas d’inscrire l’opération dans le crédit du compte 488 notaire. En effet, cela s’explique par le fait que le notaire (indispensable dans ce type de transaction) se sert de ces sommes pour rembourser les créanciers du cédant, le reste étant conservé dans un dépôt de garantie utilisé au moment du rachat du bien.
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Lorsque l’exercice est clôturé et que la résolution de la vente est certaine, la moins-value ou plus-value de cession est annulée. Lorsqu’il apparaît que la valeur des titres est décotée par rapport à ce qu’elles valent comptablement lors de leur sortie, il est possible de constater une provision pour risques. L’ensemble des charges portant sur les opérations de réméré sont mentionnés dans le compte de résultat, conformément à la comptabilité applicable.
L’acheteur des titres (autrement appelé cessionnaire) est tenu d’enregistrer les opérations en mentionnant chaque prix d’achat, à la date de la transaction. Concrètement, l’acheteur débite le compte 9188 par le crédit du compte 9088. De même, il réalise une inscription au débit du compte 488 notaire par le crédit de son compte de trésorerie.
Au moment de la clôture de l’exercice comptable, il n’y a pas lieu de constituer de provision en cas de moins-value potentiel sur les titres, à condition que la résolution de l’achat soit certaine. Le compte de résultat dresse l’ensemble des produits à percevoir dans le cas d’une résolution.
Pendant la durée de vie du contrat, le vendeur continue à résider dans son logement s’il peut payer l’indemnité d’occupation. Il s’agit du loyer versé par le vendeur endetté à l’acheteur, qui se situe généralement aux alentours de 3 % du prix total du bien immobilier. Cette réalité comptable s’inscrit au compte 6588 par le crédit du compte de trésorerie.
Une fois que le contrat prend fin, plusieurs solutions sont possibles :
D’un point de vue comptable, la vente à réméré débute toujours par une évaluation de la situation et par l’estimation du bien immobilier dont est propriétaire le débiteur. Il y a également lieu d’évaluer le montant de la dette de ce dernier.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le réméré ne date pas d’hier puisqu’il existait déjà dans les années 1980. A cette période, il était utilisé principalement par les banques pour le refinancement de valeurs mobilières. Aujourd’hui, il est souvent considéré comme une solution alternative au rachat de crédit.
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D’un point de vue comptable, la vente à réméré débute toujours par une évaluation de la situation et par l’estimation du bien immobilier dont est propriétaire le débiteur. Il y a également lieu d’évaluer le montant de la dette de ce dernier. Si la dette n’excède pas 70 % de la valeur totale du bien immobilier, on considère que le projet peut légitimement se réaliser.
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