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Vous êtes propriétaire d’une résidence secondaire et vous envisagez de la vendre ? La transaction peut générer une plus-value immobilière soumise à une imposition conséquente. La solution ? Vendre sans faire de bénéfice pour récupérer des liquidités rapidement et sans fiscalité.
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Estimer un bienMais cela risque de vous faire perdre de l’argent si vous n’en n’étiez pas propriétaire depuis longtemps et/ou si un crédit courrait encore. Vendre sa résidence secondaire sans plus-value, bonne ou mauvaise idée ?
Vendre son bien au même prix que son acquisition peut sembler un bon moyen d’échapper à l’impôt sur la plus-value. Après tout, s’il n’y a pas de bénéfice lié à la cession, il n’y a rien à taxer ! Dans les faits, cette approche comporte plusieurs écueils qui la rendent peu pertinente d’un point de vue financier et patrimonial.
Tout d’abord, en vendant au prix d’achat, vous n’optimisez pas votre investissement immobilier. Depuis l’acquisition de votre résidence secondaire, les prix du marché ont très probablement augmenté. Ne pas en profiter constitue donc un manque à gagner. Vous passez à côté d’une opportunité de réaliser une plus-value sur votre résidence secondaire qui, même imposée, vous permettrait de dégager un capital appréciable.
De plus, vendre sans bénéfice ne vous permet pas de récupérer votre mise de départ pour financer un nouveau projet, comme l’achat de votre résidence principale par exemple. C’est pourtant l’un des principaux objectifs lorsqu’on revend un bien immobilier, peu importe le délai. En vendant à un prix identique à l’achat, vous avez immobilisé votre épargne sans l’avoir fait fructifier.
Pire encore, si pour une raison ou une autre vous êtes contraint de vendre votre résidence secondaire moins cher que son prix d’acquisition, vous réaliserez une moins-value. Non seulement vous perdrez de l’argent, mais en plus cette moins-value ne vous apportera aucun avantage fiscal. Vous ne pourrez pas l’imputer sur vos autres revenus ou plus-values, elle sera perdue.
Plutôt que de vous priver de plus-value, il existe d’autres solutions plus avantageuses pour réduire l’imposition lors de la vente (exonération partielle ou totale). En jouant sur certains leviers fiscaux, vous pourrez ainsi optimiser votre transaction immobilière sous conditions.
M.G
En effet, plus vous conservez votre bien longtemps, plus vous bénéficierez d’un abattement fiscal sur le montant de la plus-value. Le tableau ci-dessous détaille les différents taux d’abattement applicables en fonction de la durée de détention du bien.
| Durée de détention | Abattement pour l’impôt | Abattement pour les prélèvements sociaux |
|---|---|---|
| Moins de 6 ans | 0 % | 0 % |
| De 6 à 21 ans | 6 % par an | 1,65 % par an |
| La 22ème année | 4 % | 1,60 % |
| De 23 à 30 ans | 0 % | 9 % par an |
Comme vous pouvez le constater, au bout de 22 ans de détention, la plus-value sera totalement exonérée d’impôt sur le revenu, et après 30 ans, elle sera aussi exemptée de prélèvements sociaux. Conserver votre résidence secondaire de nombreuses années avant de la vendre peut donc s’avérer très avantageux fiscalement.
Si vous ne pouvez pas attendre aussi longtemps, une autre option intéressante consiste à habiter le bien et en faire votre résidence principale. Si vous y vivez au moins un an avant la vente et qu’il s’agit de votre unique propriété, la plus-value sera entièrement exonérée d’impôt et de prélèvements sociaux. Pour bénéficier de cet avantage, vous devrez justifier y avoir eu votre domicile fiscal pendant la période précédant la vente.
Si vous effectuez des travaux de rénovation importants, comme une extension par exemple, vous pourrez ajouter leur montant à votre prix d’acquisition. Cela aura pour effet de réduire la différence avec le prix de vente et donc de minorer la plus-value finale. Attention toutefois à bien conserver toutes les factures, car elles vous seront demandées pour justifier les sommes investies.
D’abord, vous pouvez déduire certains frais du prix de vente, comme les honoraires d’agence immobilière, les frais de diagnostic technique ou encore les frais d’annonce si vous vendez entre particuliers. Ensuite, votre prix d’acquisition peut être majoré de 7,5 % pour intégrer les frais de notaire et droits de mutation payés lors de l’achat. Si vous détenez le bien depuis plus de 5 ans, vous pouvez aussi y ajouter 15 % du prix d’achat correspondant aux éventuels travaux de rénovation ou d’agrandissement réalisés.
Une fois la plus-value déterminée, elle est soumise à deux prélèvements fiscaux : un impôt de 19 % et des prélèvements sociaux de 17,2 %. Le taux global d’imposition atteint donc 36,2 %, ce qui peut représenter une somme importante si votre plus-value est élevée. De plus, si elle dépasse 50 000 €, une surtaxe progressive de 2 à 6 % s’applique, portant le taux maximal d’imposition à 42,2 %.
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Estimer un bienFace à cette taxation, vous pouvez être tenté de vendre votre résidence secondaire sans réaliser de plus-value, en fixant un prix de vente égal au prix d’achat. Mais cette stratégie est-elle vraiment avantageuse ? Comme nous l’avons vu, pas si sûr !
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