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Après avoir trouvé un acquéreur pour son bien, le vendeur doit généralement signer un avant-contrat (promesse unilatérale de vente ou compromis de vente). Il n’existe d’ailleurs pas de différence entre avant-contrat et compromis de vente, le second nommé étant un type d’avant-contrat.
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Estimer un bienCe document précontractuel formalise par écrit l’engagement réciproque des parties sur les conditions de la transaction, avant la signature définitive de l’acte authentique. Une étape pour sécuriser juridiquement le projet immobilier.
Lorsque vous avez enfin trouvé l’acquéreur idéal pour votre bien immobilier et que vous vous êtes mis d’accord sur le prix et les conditions de la transaction, il est temps de passer à l’étape suivante : la signature de l’avant-contrat. Il peut être une promesse ou un compromis de vente.
Ce document précontractuel, qu’il prenne la forme d’une promesse unilatérale de vente ou d’un compromis de vente, est crucial pour sécuriser votre projet. Il formalise noir sur blanc votre engagement et celui de l’acheteur, avant la vente définitive chez le notaire.
Mais alors, promesse ou compromis, quel avant-contrat choisir quand on est vendeur ? Quelles sont les subtilités de chacun de ces documents ? Et lequel vous protège le mieux juridiquement ? Il existe une vraie différence entre un avant-contrat lorsqu’il est un compromis de vente ou une promesse de vente.
Premier type d’avant-contrat possible : la promesse unilatérale de vente. Comme son nom l’indique, elle n’engage qu’une seule des deux parties, en l’occurrence vous, le vendeur. Concrètement, en signant ce document, vous donnez à l’acquéreur potentiel une option d’achat sur votre bien, à un prix déterminé et pendant une durée limitée (en général 2 à 3 mois).
Pendant cette période, vous vous engagez à « bloquer » la vente pour cet acheteur. Vous ne pouvez pas proposer le bien à quelqu’un d’autre, ni revenir sur votre parole. L’acquéreur, de son côté, a le choix : soit il lève l’option et s’engage définitivement à acheter, soit il renonce au projet, sans avoir à se justifier.
En contrepartie de cette « priorité » accordée à l’acheteur, ce dernier vous verse une indemnité d’immobilisation (en général 5 à 10 % du prix). Si au final il se rétracte, vous conservez cette somme. Mais s’il lève l’option et que c’est vous qui refusez de vendre, il peut exiger une vente forcée devant la justice.
Alors, la promesse est-elle suffisamment sécurisante pour vous, vendeur ? Pas vraiment.
Car même si l’acquéreur vous dédit et que vous empochez l’indemnité d’immobilisation, vous devrez remettre votre bien sur le marché. Une perte de temps et d’argent non négligeable.
Pour être valable, la promesse doit obligatoirement être enregistrée aux impôts dans les 10 jours suivant la signature. Une formalité administrative assez lourde, qui s’accompagne de frais (environ 125 €), et retarde d’autant l’officialisation de la vente. Autant de contraintes à prendre en compte avant de vous engager !
Cette réciprocité se traduit par l’intitulé même de l’acte : on parle de « promesse synallagmatique de vente ». En signant ce document, vous donnez votre accord ferme et définitif pour céder votre bien aux conditions convenues. Selon la loi, le compromis vaut vente. Les notaires le disent d’ailleurs souvent : « qui signe un compromis signe une vente ! ». De quoi vous inciter à la prudence.
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Estimer un bienBien sûr, des garde-fous existent pour tempérer cet engagement fort. À commencer par le délai de rétractation de 10 jours offert à l’acquéreur, qui lui permet de se rétracter sans motif. Vous-même êtes protégé par les conditions suspensives intégrées au compromis (obtention du prêt par l’acquéreur, accord de la mairie pour des travaux, absence de servitudes). Si l’une de ces conditions n’est pas remplie, le contrat est caduc et vous récupérez votre liberté.
Vous l’aurez compris, le compromis sécurise davantage la vente que la promesse unilatérale. Mieux vaut donc opter pour cette formule dans la majorité des cas. Les deux seuls « inconvénients » ?
Rien d’insurmontable, à condition d’être de bonne foi !
Au-delà des différences que l’on vient de voir, les deux avant-contrats immobiliers partagent de nombreux points communs. La différence entre avant-contrat qu’il soit un compromis de vente ou une promesse est parfois difficile à appréhender car :
En pratique, le choix entre promesse et compromis dépend surtout des usages du rédacteur de l’acte. Les notaires penchent plutôt pour la promesse, tandis que les agents immobiliers préfèrent le compromis. Mais dans un cas comme dans l’autre, n’hésitez pas à vous faire assister par votre notaire pour relire et valider le contenu. Cette précaution vous évitera bien des déconvenues au moment de finaliser la vente !
M.G
Experts de l'immo
Animée par une passion pour l'immobilier, l’équipe éditoriale Kadran vous guide chaque jour à travers les nouveautés et les tendances du secteur de l'habitat.
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