Estimation gratuite
Combien vaut votre bien ?
Obtenez une estimation fiable en 2 minutes, basée sur les ventes réelles de votre quartier.
-
Sans engagement
-
Résultat immédiat
Estimation gratuite
Combien vaut votre bien ?
Obtenez une estimation fiable en 2 minutes, basée sur les ventes réelles de votre quartier.

La vente d’une résidence secondaire appartenant à une personne sous tutelle est un acte important. En effet, le majeur protégé étant considéré comme juridiquement incapable, il ne peut pas prendre seul des décisions concernant son patrimoine immobilier.
Savez-vous combien vaut votre bien ?
Notre estimation est fiable, instantanée et gratuite !
Estimer un bienC’est donc au tuteur, sous le contrôle du juge des tutelles, qu’il revient de gérer ce type de transaction immobilière, dans l’intérêt de la personne protégée. Découvrons les étapes clés et points de vigilance d’une vente de résidence secondaire avec tutelle.
Comme le prévoit l’article 426 du Code civil, la mise en vente d’une résidence secondaire (ou de la résidence principale) d’un majeur protégé requiert impérativement l’obtention d’une autorisation préalable délivrée par le juge des tutelles.
Cette obligation légale s’applique pour toutes les mesures de protection juridique existantes : que la personne soit sous tutelle, curatelle, habilitation familiale ou encore sous mandat de protection future, cette autorisation est un préalable nécessaire pour vendre un logement.
Pour l’obtenir, le tuteur (agissant comme mandataire) doit saisir le juge en justifiant les motifs qui rendent cette vente nécessaire ou opportune dans le cas précis. Plusieurs éléments peuvent ainsi être avancés comme :
L’assistance d’un notaire peut être précieuse pour aider à la constitution de ce dossier de saisine du juge.
Après examen circonstancié de la demande et de l’objet, le juge délivrera ou non son autorisation, au regard de ce qu’il estime être le plus conforme aux intérêts du majeur protégé. Sa décision est susceptible de recours. À défaut d’une telle autorisation, pour la personne sous tutelle, la vente de sa résidence secondaire ne pourra avoir lieu dans lesdites dispositions.
Une fois « le feu vert » du juge des tutelles obtenu, c’est le tuteur qui sera en charge de mener à bien le projet de vente de la résidence secondaire, dans le respect du cadre fixé par l’ordonnance du juge. En effet, la personne sous tutelle étant frappée d’une incapacité juridique, elle ne pourra pas signer elle-même les actes relatifs à la vente.
C’est donc le tuteur qui endossera ce rôle et aura la responsabilité de :
Tout au long de ce processus, le tuteur doit bien sûr veiller à tenir informé le majeur protégé de l’avancement de la vente, lui en expliquer les différentes étapes et prendre en compte son avis dans la mesure du possible. Il faut en effet être bien conscient qu’au-delà de l’aspect financier, la vente d’un bien immobilier peut être un moment difficile à vivre pour le majeur protégé sur le plan affectif, surtout si la résidence secondaire est un bien de famille auquel il est attaché. Un accompagnement bienveillant est donc essentiel.
Voici un récapitulatif des principales étapes d’une vente de résidence secondaire pour un bien appartenant à un majeur sous tutelle.
Savez-vous combien vaut votre bien ?
Notre estimation est fiable, instantanée et gratuite !
Estimer un bien| Etape | Acteur | Détails |
|---|---|---|
| Autorisation de vente | Juge des tutelles | Saisine obligatoire par le tuteur, autorisation préalable à la vente |
| Expertise de la valeur du bien | Professionnels de l’immobilier | Demander l’avis de valeur d’au moins 2 professionnels |
| Mandat de vente | Tuteur | Signature du mandat de recherche d’acquéreur |
| Compromis de vente | Tuteur | Signature de l’avant-contrat actant la vente |
| Acte authentique de vente | Tuteur | Rendez-vous de signature de l’acte définitif chez le notaire |
Lorsque la vente est conclue, le prix payé par l’acquéreur sera versé sur un compte bancaire dédié au majeur protégé. À partir de cet instant, c’est le tuteur qui aura la lourde responsabilité de gérer ces fonds, qui peuvent représenter un montant significatif et qui constituent une part importante, si ce n’est essentielle, du patrimoine du majeur protégé.
Le code civil fixe un cadre très précis concernant les modalités de gestion des comptes bancaires des personnes en tutelle, que le tuteur devra bien sûr respecter scrupuleusement. Ainsi, il devra effectuer un placement « prudent » des fonds, c’est-à-dire présentant une sécurité suffisante. La question du rendement ne vient qu’après celle de la préservation des fonds.
Le tuteur est également tenu d’utiliser ces fonds pour assurer les besoins courants du majeur protégé : contribuer au financement de son lieu de vie (domicile ou EHPAD), assurer le règlement de ses dépenses de santé, d’alimentation, d’hygiène, d’habillement.
Le produit de la vente peut aussi être utilisé pour financer un projet important pour le majeur protégé ou anticiper certaines dépenses futures. Par exemple, un remploi partiel des fonds dans un investissement adapté à la situation de la personne (assurance-vie, achat d’un bien immobilier locatif…) peut être envisagé, pour sécuriser son avenir sur le long terme.
Enfin, le tuteur doit impérativement effectuer une reddition des comptes annuelle de sa gestion auprès du greffier en chef du tribunal, en y joignant toutes les pièces justificatives utiles. C’est une obligation légale destinée à vérifier la bonne gestion des fonds du majeur protégé et à prévenir d’éventuels abus.
Experts de l'immo
Animée par une passion pour l'immobilier, l’équipe éditoriale Kadran vous guide chaque jour à travers les nouveautés et les tendances du secteur de l'habitat.
Lire nos autres dossiers :